Huawei et les États-Unis, Ce qui va changer ou pas ?

Entre Huawei et les États-Unis de Joe Biden, cela n’est pas prêt de changer.

L’embargo américain décidé à l’encontre de Huawei a été appliqué par l’administration de l’ancien président Donald Trump. Or, depuis le 20 janvier 2021, c’est son adversaire politique Joe Biden du Parti démocrate qui a pris la tête de la Maison-Blanche. On avait alors pu croire à un espoir pour une détente entre la chine et les États-Unis. Cet espoir a été réduit à néant par Gina Raimondo, la nouvelle secrétaire nominée au département du Commerce du nouveau gouvernement.

Huawei ne va pas quitter la liste noire.

La nouvelle secrétaire a une nouvelle fois répondu à des questions des sénateurs américains. Sur cette question sensible, elle a expliqué ne voir « aucune raison » pour laquelle Huawei devrait quitter la liste noire qui empêche la firme de collaborer avec des entreprises des États-Unis — comme Google — ou utilisant des technologies américaines — comme bon nombre de fournisseurs.

pour mémoire, rappelons que les autorités américaines justifient l’embargo contre Huawei en expliquant que cette entreprise représente une menace pour la sécurité des citoyens américains. L’entreprise est en effet à la pointe des infrastructures touchants aux réseaux et notamment à la 5G. Les États-Unis estiment que la firme veut et va exploiter toutes ces données récoltées par ses réseaux à des fins d’espionnage pour le compte du régime chinois.

D’autres groupes chinois figurent dans cette liste noire, à l’instar de DJI ou de ZTE. On pense également à Xiaomi ( propulsé par les lourdes sanctions infligées a Huawei ) qui souffre aussi de sanctions, mais un peu moins graves que celles de Huawei pour le moment .

antennes 5G huawei
Technologie 5g Huawei

Guerre commerciale et travail forcé des Ouïghours en Chine

Même après les élections, les états unis semblent bien partis pour continuer la guerre commerciale contre la Chine. Notez par ailleurs que Gina Raimondo explique aussi qu’elle et le secrétaire d’État Antony Blinken se sont mis d’accord pour stopper toute importation de matériaux et de produits fabriqués par la main-d’œuvre soumise au travail obligatoire et forcé dans le Xinjiang.

Dans cette région du nord-ouest de la Chine qui commence a être tristement celébre, le pouvoir à Pékin est accusé ,depuis plusieurs années ,de mener une répression contre la minorité musulmane des Ouïghours. À cet égard, Antony Blinken a comparé cette politique à un génocide. De plus, Huawei est pointé du doigt régulièrement et est soupçonné d’aider numériquement le régime communiste à mener à bien ses exactions.

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